dimanche 13 décembre 2015

#régionales

vendredi 20 novembre 2015

Election CA à La Poste : la CFDT gagne 4,52 points, la CGT en perd 6,4


La CFDT prend la 2ème place en progression de 4,52 points :
·                     la CFDT 22,56 %, (18,04 % en 2010)
·                    la CGT 26,47%, (32,81 % en 2010)
·                   SUD 20,11%, (21,93 % en 2010)
·                    FO 19,45…%, (16,53 % en 2010)
·                   la CGC 6,46…%
·                     la CFTC 4,95…%. (4,68 % en 2010)
Nombre de sièges obtenus ;
·         CGT 2 sièges, (- 1 / à 2010)
·         CFDT 2 sièges, (+ 1 / 2010)
·         SUD 2 sièges,

·         FO 1 siège



jeudi 19 novembre 2015

#ParisAttacks : Déclaration du Bureau National de la @CFDT

Pour la deuxième fois en moins d’un an, des attaques terroristes meurtrières viennent de frapper la France. Les mêmes commanditaires ont également frappé ces dernières semaines au Nigéria, en Syrie, en Turquie, dans le ciel égyptien et au Liban …

Le Bureau national de la CFDT fait part de son immense tristesse et de son indignation face à ces lâches agressions. Il rend hommage aux 129 personnes qui ont trouvé la mort à Paris et à Saint-Denis, vendredi soir dernier -parmi elles, se trouve Precilia Correia, déléguée CFDT à la FNAC de la Défense-, ainsi qu’à toutes les victimes de ces assassins, partout dans le monde. Il exprime également sa solidarité aux centaines de blessés, touchés dans leur chair et leur esprit, ainsi qu’aux proches des victimes qui doivent faire face à cette épreuve.

Il salue chaleureusement la mobilisation des forces de l’ordre, des pompiers, du personnel de santé et des agents de sécurité, ainsi que celle des citoyens, qui ont permis par leur action de sauver des vies et de faire face à l’urgence.

A travers les attentats du vendredi 13 novembre, c’est notre pacte démocratique qui a été attaqué : la dignité et le respect de la personne humaine, l’espérance de paix et de cohésion sociale, la laïcité. Ce sont les principes qui fondent la République, sa devise-même, « liberté, égalité, fraternité », qui étaient visés par les terroristes. 

Les nombreux témoignages de solidarité et d’amitié venus de l’étranger, y compris de nos camarades syndicalistes, montrent à quel point ces valeurs restent universellement partagées. Pour mieux les défendre, nous ne devons pas céder à la terreur et garder unité, sang-froid, et détermination.

La guerre contre le terrorisme nécessite d’agir pour le développement, la démocratie et la sécurité dans toutes les régions du monde. Ces objectifs doivent être au coeur des discussions internationales et l’Europe doit y prendre toute sa part. En France, pour garantir la sécurité des citoyens et prévenir de nouveaux actes terroristes, une réponse politique forte était attendue par les citoyens. 

L’état d’urgence offre un cadre d’exception temporaire, nécessaire pour faire face aux menaces imminentes. La CFDT sera vigilante pour qu’il soit utilisé dans le respect de l’état de droit et des libertés individuelles et demande que le contrôle de son bon usage soit assuré. La sécurité doit être garantie dans un cadre démocratique contrôlé.

Mais ces mesures sécuritaires ne peuvent être la seule réponse.

Il faut combattre l’idéologie totalitaire de Daech et ses crimes contre l’humanité, sans céder sur les valeurs d’ouverture et d’accueil de notre société. La CFDT comme d’autres, continuera à défendre la tolérance et l’humanisme. Elle s’engage également dans son action quotidienne à nourrir tout ce qui renforce le « vivre et travailler ensemble » et le lien social. La société française est traversée par de multiples fractures, dans un contexte économique et social très difficile. Elle doit également faire face à un véritable défi démocratique.

Dans ce cadre, les organisations syndicales et patronales doivent contribuer à construire du progrès social et à donner des perspectives d’avenir notamment à la jeunesse ; elle qui, en plus de connaitre une entrée dans la vie active marquée par la précarité, doit désormais apprendre à vivre durablement avec la menace terroriste. La CFDT tient à réaffirmer la valeur du dialogue, du respect des opinions différentes, de l’écoute et du compromis pour construire ce progrès social et plus largement, pour renforcer notre démocratie.

Elle sera également présente pour ouvrir des espaces de parole et pour soutenir les salariés et les agents touchés par les conséquences de cette situation exceptionnelle, dans leur travail et dans leur quotidien.

Face à la haine et à l’horreur, au repli sur soi et à la montée des extrêmes, la CFDT souhaite opposer plus de démocratie, plus de tolérance face aux différences, plus de justice sociale pour réduire les inégalités, plus de dialogue pour améliorer le quotidien des citoyens.

La mobilisation et la vigilance de tous sont indispensables pour garantir la sécurité et la liberté de chacun.


Le Bureau national invite toutes les organisations et tous les militants de la CFDT à poursuivre leur action dans ce sens.

(19 novembre 2015)

mercredi 28 octobre 2015

La syndicalisation : c’est toi, c’est moi, c’est nous


Franchir un nouveau palier dans la syndicalisation, c’est l’objectif que nous a fixé le Bureau Fédéral en septembre. Il s’agit pour 2015 de faire 5000 nouveaux adhérents sur l’année.

En 2014, ce sont 4 600 salariés qui nous ont rejoints. Depuis le début 2015, ce sont 4 000 nouveaux. Il nous en reste 150 de plus à faire en novembre et 100 de plus en décembre qu’en novembre et décembre 2014.

Face à ceux qui cherchent toujours à diviser les salariés et les citoyens entre ceux qui sont dans l’emploi et ceux sont en dehors, ceux qui ont un emploi stable et les précaires, les retraités et les actifs, les minorités visibles et les autres, le syndicalisme est le creuset qui permet de rassembler l’ensemble des travailleurs  et de construire un avenir commun.

Mais pour être ce creuset, il nous faut rassembler la diversité du salariat des mondes de la communication, du conseil et de la culture. Cela nous oblige à aller vers les autres à leur proposer de nous rejoindre. La valeur d’émancipation de la CFDT se réalisera parce que nous construisons un avenir commun AVEC (et non pas pour) l’ensemble des salariés.

 La loi sur la modernisation du dialogue social, nous oblige dès 2016, à être représentatif dans l’ensemble des collèges, en titulaires comme en suppléant, du rapport entre les hommes et les femmes. Il nous faudra bien avoir comme adhérentes ou adhérents ces candidatures qui permettront à nos listes d’être valide.

Le rapport Combrexelle renvoie à la négociation d’entreprise nombre de points aujourd’hui traité dans le code du travail. Il faudra être fort et uni face au patron pour avancer dans les négociations. Etre unis et fort cela veut dire avoir beaucoup d’adhérents à la CFDT.

L’évolution de nos secteurs d’activité, la montée de l’économie dite de partage, l’obligation de peser et de négocier les organisations du travail pour sauver notre modèle social du Contrat à Durée Indéterminé à temps plein, nous oblige d’abord à percevoir finement ces évolutions et d’autre part d’être en capacité de construire le rapport de force.  Cela ne peut se faire que si nous continuons à nous renforcer.

Enfin, et cela n’est un secret pour personne, nombre de nos militants, de nos élus, de nos adhérents vont partir à la retraite les prochaines années, pour maintenir une organisation syndicale efficace et prendre le relai de ceux-là, nous n’avons pas d’autre choix que de recruter des jeunes adhérents.

C’est pourquoi dans les deux mois qui nous sépare de la fin 2015, nous devons plus que jamais prendre notre bâton de pèlerin et aller convaincre nos collègues, les salariés de l’entreprises d’à côté, du service d’en face, ou du ministère du coin de la rue de nous rejoindre. Les outils de la fédération, plaquette, Contrat de Pratique Syndicale doivent être utilisé à plein. Toutes les occasions : élections,  action revendicative, journées Portes ouvertes doivent être utilisé pour porter la nécessité pour tous les salariés d’adhérer à la CFDT.

Parce que la syndicalisation c’est toi, c’est moi, c’est nous, le relai de la syndicalisation doit désormais traverser tous les syndicats, toutes les équipes d’entreprises afin que chaque salariés en adhérant puisse contribuer à renforcer le lien social dans le monde du travail !



lundi 26 octobre 2015

Modernisation du dialogue social #Mooc #Spoc


Notre animation numérique interactive est ici

lundi 19 octobre 2015

Construire du lien social


Dans un contexte économique tendu, il est tentant pour les organisations syndicales de surfer sur les inquiétudes et les peurs des salariés. Il est tentant également de se faire le porte-voix de solutions simplistes, mais impossible à mettre en œuvre.

Qu’ils s’agissent des négociations interprofessionnelles, de branche ou d’entreprise, la CFDT fait le choix inverse. Elle fait un double pari : celui du langage de la vérité et celui de la construction du lien social.

Nous prenons la société et le monde tel qu’il est et non tel que nous rêvons qu’il fut. Pour changer le monde ou peser sur la stratégie d’une entreprise, il faut d’abord partir du réel et non du rêve. La transition numérique, comme la transition énergétique, comme le déficit des régimes de retraites complémentaires sont des faits.

Ensuite dans le chemin vers le monde que nous voulons, nous prenons une route qui maintiennent et mieux qui retissent le lien social. Nous refusons de segmenter la société entre ceux qui sont dedans et ceux qui sont dehors. Nous refusons de « rejeter les barbares à la mer » ou de « faire feux sur le quartier général ».

Pour sortir de la crise, pour construire la société de demain, il y a besoin de tous. C’est pourquoi, nous refusons les solutions qui laissent sur le bord du chemin telles ou telles catégories, c’est pourquoi nous pensons que la CFDT doit accueillir en son sein et donc prendre en compte, tous les travailleurs des mondes de la Communication, du Conseil et de la Culture quelques soit leur statut ou la rive sur laquelle ils se situent en regard de la transition numérique.

Dans nos revendications, comme dans les compromis que nous approuvons, nous refusons la facilité d’opposer les catégories sociales les unes contre les autres. Nous cherchons au contraire à construire en notre sein, une contribution à l’intérêt général plutôt que de mettre en avant des intérêts particuliers.


Sortir de la crise, réussir les défis posés par les transitions numérique, écologique et énergétique, construire une société plus juste, tous cela nous ne pourrons le bâtir qu’avec d’autres, en respectant le point de vue de chacun. C’est cela qu’à tous les niveaux adhérents, militants, élus et responsables de la CFDT portons au quotidien !

samedi 27 juin 2015

La #MarcheDesFiertes vue depuis la @CFDT









Pour se souvenir : l'appel de 2002 

La gay pride 2001 vu par libé

Les photos de 2001

http://www.photomanifs.com/lgp.paris.20010623/web/imagepages/image233.htm

http://www.photomanifs.com/lgp.paris.20010623/web/imagepages/image234.htm

http://www.photomanifs.com/lgp.paris.20010623/web/imagepages/image236.htm

Les photos de 2002

http://www.photomanifs.com/marche_des_fiertes_lgbt.paris.20020629/web/imagepages/image817.htm

http://www.photomanifs.com/marche_des_fiertes_lgbt.paris.20020629/web/imagepages/image818.htm

http://www.photomanifs.com/marche_des_fiertes_lgbt.paris.20020629/web/imagepages/image820.htm


vendredi 26 juin 2015

Donner du sens au travail


Alors le chômage poursuit son mouvement de yoyo, un mois à la hausse, un mois à la baisse, les salariés attendent toujours de voir les effets sur la vie réelle de la reprise tant annoncée et toujours pas aperçue.

Dans le même temps, sous les effets de la transition énergétique (et de la pression des électeurs), les métropoles se prépare à la mise en œuvre de la limitation des transports. Celle-ci peut conduire à un nouveau départ d’acteurs économie reconnu (comme La Poste dans la logistique Urbaine) ou plus sulfureux (comme UberPop dans le transport de proximité).

L’économie du partage (covoiturage, Vélib’, co-location…), en ce qu’elle limite la consommation d’énergie ou prolonge la vie des objets peut séduire les partisans de la décroissance ou de la juste croissance. Pour autant du point de vue du travailleur, il a le risque d’une parcellarisation des tâches, le risque de la construction d’une économie du partage des restes. Certains imaginent une dualisation des travailleurs entre un noyau dur, jeune et qualifié et une périphérie de travailleurs indépendants au service des premiers.

Cette segmentation n’est ni une fatalité, ni une certitude. Dans la Silicon Valley, les syndicats américains ont obtenu la réintégration dans les entreprises donneuses d’ordre de nombreux prestataire et l’application des conventions collectives. En Californie, les chauffeurs d’Uber ont été reconnus également comme des salariés d’Uber.

Les transitions énergétiques, écologique et numériques rebattent les cartes du partage de la valeur parmi les entreprises et les secteurs d’activités. Ces bouleversements induisent des tensions et des tentations sur le marché du travail. La première tentation est de considérer la relation de travail comme une relation d’égal à égal où le salarié serait un prestataire de son employeur. La seconde est de fragmenter le marché du travail pour ne rémunérer que les temps où le salarié est le plus actif. La troisième de s’appuyer sur les 2 première pour libéraliser le marché du travail en limitant les recours et les régulations.


Pour continuer à protéger les salariés, le syndicalisme doit obtenir que les garanties obtenues pour les salariés soit effectives quelques soit son statuts. C’est le sens de la revendication d’un Compte Personnel d’Activité qui a vocation à capitaliser tous les droits obtenus (Formation, Pénibilité…). Pour autant le syndicalisme ne peut se contenter de regarder le monde changer, il doit l’analyser, l’expliquer et peser sur cette évolution. Pour éviter la fragmentation du travail et des statuts le syndicalisme doit peser sur la manière dont le travail est organisé et structuré à la fois dans l’entreprise et hors de l’entreprise. Enfin pour éviter la dualisation totale du marché du travail entre salariés hyperqualifiés et les travailleurs au service des premiers, nous devons réaffirmer en permanence la nécessité de conserver un modèle social basé sur le Contrat à Durée Indéterminé à temps plein. C’est en remplissant ces  quatre missions que le syndicalisme permettra de redonner du sens au travail.

mercredi 3 juin 2015

#PJRLRenseignement continuons à agir pour les libertés !

dimanche 24 mai 2015

#PBA : Les juniors gagnent leur dernier match face au Stade Français (U20F) poke @coachbemba

De junior vs stade français

jeudi 23 avril 2015

Le FN parle comme un tract du PCF des année 1970 et comme le SG de la CGT d'aujourd'hui

Ph. Martinez, #CGT, sur Europe 1 ce matin : "la loi elle n'est pas bonne parce que c'est beaucoup plus de liberté pour les salariés" :-(

Posted by Romain Michelon Cfdt on mercredi 22 avril 2015

mercredi 22 avril 2015

Face au #PJLRenseignement 663 créateurs d'entreprise et 1 syndicaliste se mobilisent et signent #NiPigeonsNiEspions

663 patrons, je pourrai plutôt écrire, 663 créateurs d'entreprise ou mieux encore 663 créateurs d'activité (ne pas se fixer sur le chiffre, il bouge tous les jours). Je vous laisse parcourir la liste des signataires de l'appel #NiPigeonsNiEspions pour en décider.

Ironie de l'histoire à part ce tweet
tout le monde se fiche de la position des Organisations Syndicales sur le sujet. Pourtant dans l'histoire  (du livret ouvrier, aux listes noires des comités des forges en passant par le fichage des syndicalistes du projet Edvige de l'ex président Sarko ou la dissolution des confédération par le régime de Vichy) les syndicalistes ont été en contre coup (pas seul bien entendu) à la pointe du combat pour les libertés.

Mais là n'est pas le sujet. Le sujet, c'est le #PJLRenseignement est-il ou non attentatoire aux libertés individuelles et aux libertés économiques ? Et dans le cas positif, cette limitation de la liberté est-elle proportionnée à l'efficacité accrue des services de l'Etat en charge de la sécurité ? Avec un codicille non accessoire sur la mesure de l'efficacité et sur le contrôle de l'atteinte aux libertés.

Ce #PJLRenseignement est dans la droite ligne de la la diffusion de l'idéologie de la transparence. Diffusion à entendre parfois au sens propre comme avec les scanners dans les aéroports (qui permettent, dans les aéroports équipés, aux agents de sécurité de vous reluquer comme si vous n'étiez pas habillé). Seul le ministre de l'intérieur peux croire que la vie privée et l'intimité n'est pas une liberté fondamentale. Quand bien même nous n'avons rien à cacher, nous ne souhaitons pas être transparent. Tout le monde sait que les couples font l'amour, tout le monde sait comment on le fait, et pourtant généralement nous le faisons loin du regard des autres. C'est même théoriquement interdit de le faire en public.

Nous apprenons, tous, à nos enfants que certaines choses se font en privés, non pas parce que cela serait honteux ou illégal, mais parce que cela ne concerne que l'individu ou les individus directement concernés. Nous apprenons aussi à nos enfants à ne pas tout dévoiler de leur vie sur Internet, à l'école, ou dans la rue.

La transparence totale est profondément déstabilisante pour le psychisme humain. Elle est d'ailleurs utilisée pour déshumaniser des adversaires ou des ennemis. C'est une forme de torture "douce" (au sens où elle ne laisse pas de trace physique), utilisé dans de nombreux systèmes pénitentiaires, en garde à vue ou à titre de punition collective comme au Kosovo en 1981 avec l'interdiction de fermer les portes des maisons.

Mais au delà de l'atteinte aux libertés individuelles, le #PJLRenseignement est aussi une atteinte aux libertés économiques. Qui va croire une demi seconde, à l'heure du big data et de sa valorisation que les données collectées vont dormir dans des disques durs ? Le jour où la justice intéressera aux modalités de vente du Mistral à l'Inde, qui peux croire qu'elle ne regardera pas dans les bases qui, quand et pourquoi est allé, a eu, aurait du avoir (et donc a caché) des contacts avec des indiens hauts ou moins hauts placés. La question de l'intelligence économique est posée. Mais qui choisira les entreprises qui bénéficieront du coup de pouce du regard furtif ou non dans les bases ? Qui et sur quels critères telle ou telle entreprises pourra être surveillée. Par exemple Peugeot entreprise à moitié chinoise peut-elle (doit-elle) voir ses communications vérifiées.

Au moment où les objets connectés se multiplient, la surveillance de vos communication avec ses objets en dit évidement infiniment sur vous. Si votre montre connectée montre une élévation de votre rythme cardiaque et que vous n'êtes pas géolocalisé dans une salle de sport, Google (Android, Apple sinon) doit-il prévenir votre femme si celle-ci n'est pas géolocalisé à vos cotés, le Samu ou la NSA ? Et ce chauffage toujours éteint alors que votre frigo est rempli c'est louche non ?  Cela mérite surement une visite de la police. Blogounette, certainement pas. Les objets connectés en disent beaucoup, leur déconnexion plus. La multiplication de ces objets, la logique de leurs interactions nous en disent également encore plus. Et cela dans la vie personnelle comme dans la vie professionnelle.

La Poste dans sa stratégie numérique parle de confiance, et c'est bien pour cela que les créateurs d'activité dans le numériques sont vent debout face au #PJLRenseignement : la transparence absolue et sauvegardée sur les serveurs conduira les acteurs sociaux et économiques à refuser de partager de l'information sur les réseaux et cela mettra à mal la construction d'un modèle économique et/ou social des activités basées sur le numérique.

Il faut certainement une loi sur le renseignement pour contrôler les officines publiques ou parapubliques (ou strictement privés) qui foisonnent sur le marché de la sécurité. Pour autant cette loi ne doit pas être une loi d'amnistie pour les débordements passés et à venir. Celà doit être une loi qui cadre l'activité du renseignement et qui surtout détermine les modalités de contrôle a priori et à posteriori de ces officines.

Du point de vue démocratique le contrôle a priori et a posteriori doit être judiciaire. Toute intrusion dans la vie privée, dans le secret des affaires (brandi face aux syndicaliste mais pas face aux officines du renseignement) doit s'opérer sous le contrôle du juge. Dans un état démocratique, seul un juge peut décider de la limitation de la liberté d'un individu ou d'un collectif d'individu.

Plus pervers probablement, l'illusion de l'algorithme et de la sécurité "automatique". Prenons 4 exemples : TV 5 Monde. Avec les désormais célèbres "boites noires" de Cisco monitorant le réseau de cette entreprise. S'il n'y a personne pour traiter les incidents mineurs (au sens des algorithmes) alors un jour on découvre (trop tard) que ces incidents mineurs préparaient en fait un attaque plus vaste.

En fait la "boite noire" rassure, mais comme on ne traite pas en vrai l'incident, l'agresseur reste libre de continuer son agression.

Le deuxième exemple (TV5Monde toujours et les mots de passe punaisés dans le décors d'un interview télé) montre que même avec la plus belle muraille de Chine, le plus simple pour entrer est encore de piquer (plus ou moins violemment) la clef du portier. Bercé par une douce illusion de sécurité, le journaliste ne sait pas qu'il n'est pas que journaliste, mais aussi portier du système de sécurité et qu'il est en train de l'ouvrir (la porte) sans même s'en rendre compte.

La vidéosurveillance est utilisée dans de nombreux lieu public. Pourtant nous avons tous pu constater les 7 et 9 janvier, que les attentats avaient eu lieu à des endroits vidéosurveillés, et que cette surveillance n'avait pas accéléré l'arrivé des secours. En fait, personne ne regarde les caméras...

Dernier exemple sur la vidéosurveillance, la mésaventure d'un homme d'affaire chinois qui se fait voler ses affaires dans une gare truffée de caméra, mais évidement, chacun s'en doute, la police a autre chose à faire qu'à regarder les enregistrements des caméras.

Alors vient la magie de l'algorithme : dans la boite noire, dans le système de vidéosurveillance, il y aura un algorithme qui permettra de détecter les comportement déviant et potentiellement dangereux. Sur la base de ces résultats vous serez surveillés ou pas.

Cette magie de l'algorithme, Amazon l'a, et rêve de vous expédier par la voie postale les objets dont vous pourriez avoir besoin sans en avoir eu encore conscience. La différence entre Amazon et les officines de renseignement c'est que si Amazon se trompe, elle remballe sa marchandise et va chercher à la livrer au client suivant sur la route de votre facteur favori. Si l'algorithme de #PJLRenseignement se trompe, on fait quoi ? on vous ressort de prison 30 ans plus tard. D’ailleurs sur quel base on vous mettra en prison : sur celle de vous aviez l’intention de commettre un crime dont vous saviez pas encore que telle était votre intention.

C'est sur cette base, qu'en 1940 furent interné en France les anti nazis Allemand (nationaux d'un pays ennemi) et les japonais au Etat Unis (en décembre 1941). Les anti nazi allemands furent directement livré à Hitler après la défaite. Les japonais connurent un destin moins funeste et finirent par être relâché en 1944 (1945 pour les moins chanceux).

Ne soyons pas inquiet, l'algorithme servira à donner du travail aux officines et à 25 agents pour surveiller un putatif terroriste, il seront occupé pour quelques années, pour une efficience malheureusement nulle comme nous le montre la situation aux USA, où, malgré les programme de surveillance de la NSA, l'activité des radicalisés de tous poils se poursuit.

Non en fait, le terrorisme n'est pas virtuel, il est dans la vrai vie. Pour revenir aux terroristes des 7 et 9 janvier, il n'y avait pas besoin d'algorithme pour les connaitre mais de traîner ses guêtres sur les trottoirs du 19ème arrondissement, mais cela est probablement plus fatiguant que de regarder un algorithme magique tourner.

Alors voilà pourquoi vous trouverez la signature d'un syndicaliste au coté de 663 créateurs d'activité pour défendre les libertés publiques et privées !

samedi 31 janvier 2015

#BFStyle retour sur une semaine de Bureau Fédéral de la F3C @Cfdt à #Toulouse

ça a planté... Personne ne s'est plaint @cfdtberger a pris sa plume
Clin d’œil : #LaVieContinue On a causé montre connectée (poke @pegbel) et il y a eu les 70 ans de celà : Trop peu de choses changent Nous non plus nous ne changeons pas !! Laïc or not laïc Dark Vador : Séance(s) de nuit Pendant ce temps... #Toulouse c'est aussi : Partout le combat continue Hommage à nos radicalisés, ce que j'appelle les radicalisés d'en face (ce qui se sont radicalisé face à EI) En n'oubliant JAMAIS que la guerre c'est aussi la mort (et donc pas un jeu)

samedi 10 janvier 2015

Hypocrite #jesuischarlie


Je signale le site (sur https://www.internet-signalement.gouv.fr/)
http://www.opcharliehebdo.com/

Qui est un compteur qui sert à faire peur et dont les anonymous ont indiqué très clairement qu'ils n'en ont aucune paternité.


la réponse du site est :

Nous vous remercions pour votre démarche. Toutefois, le contenu que vous avez mentionné nous a été récemment signalé à de très nombreuses reprises. Il n'est donc pas nécessaire de poursuivre votre signalement.

Si vous souhaitez nous signaler un autre contenu illicite visible sur Internet, vous pouvez cliquer sur le lien «autre signalement» ci-dessous.
J'ai vu ce compteur ce matin. Dit autrement "on" s'en lave les mains.

Pour mémoire, ce compteur sert de support pour véhiculer la crainte d'attentats massifs dimanche



Appel des syndicats de journalistes à la manifestation de dimanche #JeSuisCharlie

Les syndicats de journalistes appellent à participer massivement à la marche dimanche 11 janvier pour rendre hommage aux 12 victimes des terroristes à Charlie Hebdo, pour la liberté de l'information.

Les syndicats de journalistes (SNJ, SNJ-CGT, CFDT-Journalistes), membres de la FEJ-, avec la Fédération Internationale des journalistes et de nombreuses délégations de syndicats de journalistes en Europe appellent l’ensemble des journalistes à participer massivement dimanche à 15H à la marche en hommage aux 12 confrères, amis et policiers abattus de sang froid mercredi dernier dans les locaux de Charlie Hebdo ainsi qu'aux autres victimes.

Cet attentat inqualifiable avait pour but d’éradiquer la rédaction de cet hebdomadaire et de faire taire ses journalistes.

C’est raté. En dépit de l’onde de choc qui a atteint toute la profession et les citoyens de ce pays, on peut dire CHARLIE VIVRA et est maintenant devenu universel.

Dès mercredi prochain un numéro spécial de CHARLIE HEBDO va être édité à un million d’exemplaires avec la rédaction qui a échappé aux balles des tueurs.

Ce n’est pas la première fois que les ennemis de la liberté de la presse, les tenants d’un ordre obscurantiste tentent de réduire au silence les Wolinski, Charb, Honoré, Cabu, Tignous et tant d’autres journalistes caricaturistes, à la plume et aux crayons acérés contre tous les semeurs de haine.

Mais au-delà du massacre commis à Charlie Hebdo, c’est la liberté d’informer, le droit des journalistes de critiquer, de caricaturer, de dénoncer qui ont été visés par les tirs nourris d’armes de guerre déclenchés en plein Paris.

Faut-il aujourd’hui rappeler ce que disait Albert Londres : « Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus que de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie ».

C’est aussi la démocratie qu’on a tenté d’assassiner. C’est l’intelligence l'humour et la culture qu’on a voulu réduire à néant.

Mais le combat que nous devons poursuivre pour honorer la mémoire de nos confrères de Charlie –qui préparaient un numéro sur le racisme- c’est de dénoncer les extrémistes qui prônent le racisme et la haine.

L'extraordinaire élan de solidarité des citoyens en France et dans beaucoup d'autres pays d'Europe et des autres continents, est un formidable encouragement pour les défenseurs de toutes les libertés, et d'abord la liberté de l'Information.

Les syndicats de journalistes français, les syndicats européens avec la Fédération internationale appellent la profession, les citoyens à participer massivement

FIJ – FEJ- SNJ / SNJ-CGT/CFDT-Journalistes

Pour mémoire, en raison de l'affluence, le Rendez vous est fixé à partir de 14 h 30 au métro Parmentier.

Ni drapeau, ni banderole, la marche et silencieuse

vendredi 9 janvier 2015

Charlie Hebdo: la conférence de rédaction des rescapés



Les journalistes rescapés de l'attentat ont repris le travail ce vendredi dans les locaux de Libération, avec les morts et les blessés en tête. Pour malgré tout sortir un journal mercredi. Récit d'une «vraie conférence de rédaction» à la Charlie.

Libération ayant été le seul média à pouvoir être présent lors de cette conférence de rédaction, cet article est exceptionnellement publié sous la licence Creative Commons CC BY-SA 3.0, afin de permettre sa diffusion par les autres médias. Nous le republions donc ici, en les en remerciant.

En tout, la conférence de rédaction de Charlie Hebdo aura duré plus de trois heures. C’est qu'en plus du chemin de fer, des sujets, des deadlines, il faut aussi ce vendredi matin parler des morts, des blessés, des hommages, des obsèques. La salle du hublot, où Libé tient habituellement sa réunion quotidienne, est occupée pour l’occasion par les rescapés de l’hebdo satirique. La pièce, éclairée d’un côté par une grande fenêtre ronde, est à la fois surchauffée et ouverte aux quatre vents pour laisser filer la fumée de cigarettes.

Posés sur la grande table ronde, des ordinateurs prêtés par le groupe Le Monde. Assis tout autour, Willem, Luz, Coco, Babouse, Sigolène Vinson, Antonio Fischetti, Zineb El Rhazoui, Laurent Léger... En tout, plus de 25 personnes, mines grises et yeux bouffis, noyau dur, proches ou collaborateurs occasionnels, sont là pour préparer le prochain numéro de Charlie Hebdo. Il doit sortir mercredi prochain, et sera tiré à un million d’exemplaires, soit vingt fois environ leur tirage habituel.
«Il ne faut pas une symbolique qu'eux-mêmes auraient détestée»


«J’ai pu voir tout le monde à l’hôpital». Gérard Biard, le rédacteur en chef de Charlie, commence par là. «Riss a été blessé à l’épaule droite mais le nerf n’est pas touché. Il a évidemment très mal. La première chose qu’il a dite, c’est qu’il n’est pas sûr qu’on va pouvoir continuer à faire le journal.» Fabrice Nicolino, touché à plusieurs reprises dans l’attentat, «va mieux», même s’il «souffre évidemment beaucoup». Patrick Pelloux, urgentiste et chroniqueur à Charlie, explique alors la blessure à la mâchoire d’une autre victime, Philippe Lançon, également journaliste à Libé. Simon Fieschi, leur webmaster, a quant à lui été «placé en coma artificiel». Une jeune femme s’effondre. «Tu n’as pas à te sentir coupable!», la réconforte Gérard Biard. Tout le monde hoche la tête en silence. Celle qui pleure, c’est la journaliste Sigolène Vinson, présente à la rédaction au moment du drame mercredi mais épargnée par les agresseurs.

Biard enchaîne sur les morts. Comment organiser les obsèques? Et l’hommage national? Avec quelle musique? Quand même pas des drapeaux? «Il ne faut pas une symbolique qu’eux-mêmes auraient détestée, note quelqu’un autour de la table. On a tué des gens qui dessinaient des petits bonhommes. Pas des étendards. Il faut qu’on rappelle la simplicité de ces gens, de leur travail. Nos amis sont morts, mais on ne va pas les exposer sur la place publique.» Tout le monde acquiesce.

«On a reçu du soutien de très nombreux médias, lui fait écho Christophe Thévenet, autre avocat du titre. Il y a les dons, déjà les 250.000 euros via l’association Presse et pluralisme, le million d’euros promis par Fleur Pellerin... Vous allez avoir des finances comme jamais à Charlie!» L’avocat en sait quelque chose: c’est lui qui a créé les statuts du journal, et qui fait les assemblées générales du titre. Ces derniers mois, l’hebdo avait fait un appel aux dons pour tenter de renflouer les caisses du titre, mal en point. Une journaliste explique qu’une cagnotte, créée spontanément sur internet par des inconnus, a déjà récolté 98.000 euros en moins de 24 heures. L’avocat de Charlie Hebdo, Richard Malka, prend la parole. «Il y a de l’argent qui arrive de partout. Des aides, des locaux, du personnel pour gérer les demandes...»
«Y'a quoi comme actu?»


«Bon, on fait le journal?, demande Gérard Biard, qui a visiblement envie d’en découdre. Qu’est-ce qu’on met dans les pages?»

«J’sais pas, y’a quoi comme actu?», lance Patrick Pelloux. Fou rire nerveux. Biard reprend: «Moi je serais pour faire un numéro, entre guillemets, normal. Que les lecteurs reconnaissent Charlie. C’est même pas un numéro exceptionnel». «Même pas mal!» lance quelqu’un autour de la table. Certains évoquent l’idée de laisser des espaces blancs là où les morts de mercredi auraient dû écrire ou dessiner. Mais finalement, l’équipe est contre. «Je ne veux pas qu’il y ait matériellement un vide, argumente Gérard Biard. Il faut qu’ils soient tous là, dans les pages. Et Mustapha aussi.» Mustapha Ourrad, le correcteur, fait partie de la longue liste des tués de l’attentat de mercredi. «Alors laissez mes fautes!», rigolent Patrick Pelloux et les autres.

«Ah tiens! Fidel Castro est mort!», tonne Luz en faisant des doigts d’honneur, découvrant l’info (qui sera vite démentie) sur son téléphone. Le reporter Laurent Léger tente de recentrer le débat sur le journal: «Je pense qu’il ne faut pas qu’on fasse des nécrologies, on va pas faire un numéro hommage.» La rédaction discute du contenu du journal. Gérard Biard: «J’espère qu’on va arrêter de nous traiter de laïcards intégristes, qu’on va arrêter de dire "oui, mais" à la liberté d’expression». Laurent Léger: «Je pense qu’on peut aussi dire qu’on a été très seuls ces dernières années». Luz: «Il faut aussi que ce numéro parle de l’après». Corinne Rey: «Qu’on fasse passer le message qu’on est vivants!» Richard Malka: «Et qu’on ne laisse pas de côté la critique des religions.»
Il y aura du Charb, du Cabu, du Wolinski, du Honoré


Charlie Hebdo est un curieux journal: il ne compte pas vraiment de rubriques, mais des «espaces» attribués à tel auteur, à tel dessinateur. Pour ceux des défunts, l’équipe décide de dénicher des inédits à publier. Ainsi, dans le numéro qui sera en kiosque mercredi, il y aura du Charb, du Cabu, du Wolinski, du Honoré... Pendant les discussions, il y a des sanglots ici, ou là, comme des feux de brousse qui s’allument pour s’éteindre ensuite dans les bras du voisin. Il y a des mains saisies et des regards mouillés.

Richard Malka s’éclaircit la voix: «Manuel Valls vient d’arriver dans les locaux». L’équipe soupire, s’éparpille, bavarde. Accompagné de la ministre de la Culture et de la Communication Fleur Pellerin, qui arbore un autocollant «Je suis Charlie» sur la poitrine, et de toute une meute de journalistes extérieurs, assistants, et communicants, le Premier ministre vient serrer la main des présents, lâchant quelques infos sur l’intervention en cours à Dammartin-en-Goële –«Les deux assassins sont dans la souricière»– avant de leur souhaiter «plein de courage».

Biard hasarde: «C’est bon y a plus de journalistes? Y a plus de ministres? Pour la page 16 on fait quoi?». Sa question se perd dans le bruit des canettes de Coca qu’on ouvre, des pains au chocolat qu’on grignote, des pleurs qu’on étouffe, des sirènes de police, dehors. Dans son coin, Patrick Pelloux se marre: «C’est donc une vraie conférence de rédaction, c’est le bordel, on est bien repartis!»

Isabelle Hanne

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